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L’historien antique évalue le nouveau modèle révolutionnaire de DeepMind.
Un projet collaboratif entre une experte en épigraphie de l’Université de Warwick et Google DeepMind a donné naissance à « Aeneas », un modèle d’intelligence artificielle destiné à analyser et restaurer des inscriptions romaines.
Alison Cooley, co-auteur d’une étude dans Nature, a supervisé le développement de cet outil, qui aide les historiens à interpréter des textes fragmentaires et à contextualiser leur contenu.
Ce modèle permet de parcourir des milliers d’inscriptions latines en quelques secondes, facilitant ainsi l’identification de similitudes textuelles et contextuelles.L’IA a démontré sa capacité à résoudre des ambiguïtés et à fournir des estimations de dates multiples, ce qui reflète les divergences académiques sur certains sujets.
Cooley souligne l’importance de cette recherche pour l’épigraphie moderne, notant qu’elle transforme le domaine en intégrant des technologies avancées.
En outre, Aeneas pourrait également s’adapter à d’autres langues et types de textes anciens, élargissant ainsi ses applications dans l’étude historique.